Chaumet & le Japon
Voyage précieux au pays du Soleil-Levant
Le Japon fascine Chaumet. Des arts japonais admirés par Marie-Étienne Nitot à ses créations qui en prolongent l’esprit, ce lien singulier traverse les siècles. Le goût du beau les unit. La nature les inspire. Entre Paris et le Japon, une même vision du précieux s’exprime.
1793
Un premier regard sur le Japon
Fondateur de la Maison, Marie-Étienne Nitot est chargé d’inventorier la collection d’objets d’art de la reine Marie-Antoinette. Parmi eux, des laques et porcelaines japonaises. Dès l’origine, le Japon trouve sa place dans l’histoire de Chaumet.
Une fascination naît. Elle ne cessera de grandir.
François Rémond, Écritoire de la reine Marie-Antoinette en laque du Japon à monture d’orfèvrerie, vers 1785 – Musée du Louvre (Paris). ©2001 GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Martine Beck-Coppola.
1868
1912
Un nouveau souffle venu d’ailleurs
Sous l’ère Meiji, le Japon s’ouvre à l’Occident. Chaumet conjugue son style au raffinement de la culture nipponne, elle aussi attachée à l’excellence du geste.
Depuis le prince Hiro-Hito jusqu’à la marquise Maeda ou au baron Matsui, les grands clients japonais de Chaumet témoignent de cette complicité.
Une source d’inspiration nouvelle. Un lien appelé à durer.
Projet de bandeau d’inspiration japonaise au décor reprenant des motifs de kirigami, années 1900 ; crayon graphite et gouache sur papier noir – Collections Chaumet (Paris).
1901
Une œuvre joaillière unique
Chaumet donne naissance à une boucle de ceinture d’une rare virtuosité.
Raijin, dieu du tonnerre, apparaît dans les nuages et frappe, de son bras articulé, un tambour d’opale tenu par une geisha à l’ombrelle. Fleurs en roses et émeraudes, diamants sertis et agates composent un théâtre miniature d’une grande préciosité.
Une création spectaculaire. L’imaginaire devient Haute Joaillerie.
Broche japonisante « Raijin », 1901 ; or, agates, opales, rubis, émeraudes et diamants – Collections Chaumet (Paris) © Pauline Guyon.
1974
Une histoire s'ouvre au Japon
Grâce à un premier partenariat commercial avec un distributeur japonais, Chaumet entre sur le sol nippon. La Maison commence à s’y faire connaître. La signature d’un contrat avec les grands magasins Mitsukoshi (1983) donne une nouvelle ampleur à cette présence. Chaumet est alors représenté dans quatre points de vente : Nihombashi, Osaka, Nagoya et Sapporo.
Le lien prend racine. Il ne cessera de grandir.
Vue dessinée de la boutique Chaumet du grand magasin Mitsukoshi Nihombashi (Tokyo), vers 1985 – Collections Chaumet (Paris).
2018
Un lien toujours vivant
La parure Chant du Printemps célèbre la renaissance de la nature, une source d’inspiration chère à Chaumet, en profonde résonance avec le Japon.
La même année, Chaumet célèbre cette histoire à Tokyo avec l’exposition Les Mondes de Chaumet.
Le lien se cultive. Il continue de rayonner.
2025
Chaumet à Osaka Kansai
À l’occasion de l'Exposition Universelle d’Osaka Kansai, la Maison poursuit le dialogue engagé depuis des siècles avec le Japon, témoignant ainsi de la profondeur de cet attachement.
La scénographie de l'événement, entièrement conçue en papier washi, rend hommage à la richesse de l'artisanat japonais.
Une histoire ancienne. La promesse de nouveaux chapitres à écrire.